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Archiprêtré de Phalsbourg  Communauté St Jean Baptiste des Portes d'Alsace

Le diocèse a un potentiel impressionnant

11 Octobre 2013 , Rédigé par cathophalsbourg.over-blog.com Publié dans #Paroles de notre évêque

Le diocèse a un potentiel impressionnant

Monseigneur Lagleize : « le diocèse a un potentiel impressionnant »

Monseigneur Lagleize : « le diocèse a un potentiel impressionnant »

Monseigneur Jean-Christophe Lagleize, évêque nommé de Metz, a terminé sa visite privée dans le diocèse de Metz par un point-presse le 10 octobre 2013. Il nous partage ses premières impressions.

Quelles sont vos premières impressions après cette visite de quatre jours ?

Le diocèse de Metz est un diocèse impressionnant par sa population et par le nombre des acteurs (prêtres, diacres, animateurs laïques en pastorale) dans l’Eglise catholique locale. C’est une réalité totalement différente de ce que j’ai pu connaître dans les diocèses de Bourges et de Valence. Le diocèse de Metz a un potentiel impressionnant et dans l’ensemble, ça ne me paraît pas mal.

Tout un travail a été accompli avec le Projet Pastoral Diocésain et le Projet Global de Catéchèse. Je n’ai pas encore pu visiter la Caritas et tout ce qui concerne la fraternité. Je perçois qu’il y a des attentes pour mieux vivre la vie de l’Eglise chez les prêtres et les responsables de la conduite de projets pour alléger les responsabilités des uns et des autres. Il y a aussi une attente de concertation entre les autorités publiques et l’Eglise catholique pour revoir la prise en charge du territoire. Il y a encore une attente par rapport à la situation économique du diocèse. Un gros effort de mise aux normes, de clarification et de mise en place de moyens pour empêcher les dérives a été fait suite à des affaires délicates. Pour le moment, une demande de transparence demeure.

Lors de ces quatre jours de visite privée, j’ai rencontré beaucoup de personnes et visité un certain nombre de lieux, y compris le Centre Pompidou. C’est une visite rapide et dense. C’est un peu comme de l’huile essentielle, qui me fait déjà percevoir des richesses nombreuses et en même temps des précarités liées aux restructurations économiques que connaît le département.

Tout cela me fait dire qu’il me faudra prendre du temps pour percevoir la réalité. Mais j’ai le temps ! C’est une aventure de changer de diocèse et dans la vie, c’est toujours agréable de bénéficier d’aventures nouvelles.


Quelle a été votre réaction à votre nomination ?

Je ne m’attendais pas à ce qu’on me demande de guider un autre diocèse. Il y a eu un effet de surprise car j’étais en train de lancer un synode pour le diocèse de Valence.

Il me semble qu’il est bon, vu l’évolution de la société, qu’on envisage de temps en temps du changement. J’ai toujours été disponible à l’appel de l’Eglise. C’est un certain détachement, mais c’est la vie.


Pouvez-vous nous présenter votre devise épiscopale ?

Ma devise épiscopale est « vers Jésus-Christ dans la paix et la joie ». C’est celle que j’avais choisi dès mon ordination épiscopale à Valence. L’expression « vers Jésus-Christ est en référence à la fin du chapitre 6 de l’évangile de Jean. Alors que certains disciples s’éloignent, saint Pierre dit à Jésus : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle ». La seule raison de ma vie est d’être au service du Christ et de le faire connaître aux autres. Qu’il le suive ou pas est ensuite leur choix.

Ensuite, j’ai choisi la paix et la joie. Notre monde est nécrosé de pessimisme. C’est important de donner la paix et la joie au monde et de la partager.


Avez-vous une petite idée de l’orientation que vous allez donner au diocèse de Metz durant votre épiscopat ?

Non. Pour le moment, c’est bien trop tôt. Rappelons néanmoins que le but ultime, c’est l’annonce de l’Evangile, l’annonce du Christ.

Il faut dire aussi qu’aujourd’hui un évêque ne peut pas prendre des décisions seuls en raison de l’importance du Conseil Presbytéral et du Conseil Pastoral Diocésain (CoPaDi). L’évêque n’a qu’une partielle connaissance des choses : il a besoin de collaborer avec une multitude de personnes (prêtres, diacres, laïcs) qui sont là pour l’aider à faire murir les décisions, le conseiller et l’aider. La plus grande difficulté est la question des personnes, quand elles ne sont plus ajustées à leur mission ou quand il faut les aider à prendre des décisions graves, en cas de difficultés.

Il faut aussi souligner qu’une chose est de donner une orientation, une autre chose est de la mettre en œuvre et un autre encore le bilan et la relecture qui en sont faits ensuite.

Cela dit, le diocèse de Metz n’est pas dans le désert ! Monseigneur Raffin a doté le diocèse d’orientations pastorales…


Avez-vous un message pour les Mosellans d’ici à votre installation ?

Je ne dirai qu’une chose : qu’ils prient pour leur diocèse, qu’il prie pour l’évêque qui arrive et pour l’évêque qui part.

La prière, c’est très important. Sans la prière, nous perdons le sens même de ce pour quoi j’ai donné ma vie et sans la prière, nous perdons la moelle. Il n’est pas de prière vraie sans de service ensuite. La prière tisse des liens de fraternité et d’amitié aussi vrais que d’autres manifestations. On touche là à quelque chose du cœur. La prière fait grandir dans les cœurs des liens qui ne sont pas perceptibles mais qui sont vrais.

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