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Archiprêtré de Phalsbourg  Communauté St Jean Baptiste des Portes d'Alsace

Il n'y a pas d'hiver clément pour un SDF sur deux appelant le 115

21 Janvier 2014 , Rédigé par cathophalsbourg.over-blog.com Publié dans #actualités

Il n'y a pas d'hiver clément pour un SDF sur deux appelant le 115

En décembre, les demandes d’hébergement restées sans solution ont augmenté de 12 % par rapport à l’année dernière, selon le dernier baromètre de la Fnars dévoilé en exclusivité dans « La Croix ».

Avec cet article

Les associations dressent le bilan du plan pauvreté

Les organisations de solidarité tirent l’alarme, à la veille de la remise officielle par François Chérèque de son rapport d’étape, un an après l’annonce du plan gouvernemental contre la pauvreté. En décembre, 43 % des personnes à la rue composant le numéro d’urgence n’ont pas obtenu de mise à l’abri à Paris, et 61 % des appelants dans 37 départements de province n’ont guère eu plus de chance, s’inquiète dans un baromètre la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars).

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« L’analyse rétrospective par rapport à décembre 2012 montre une dégradation structurelle de la réponse des 115 aux demandes d’hébergement avec une augmentation des non-attributions de 12 % », note le document. Le niveau de protection varie fortement entre la capitale et le reste de la France. En effet, les familles sont plus touchées en région, puisque 58 % de leurs demandes restent sans solution. À Paris, au contraire, ce sont les hommes seuls qui font les frais du manque de places, avec 61 % de demandes non pourvues, contre 6 % concernant les parents avec enfants.

L’organisation reconnaît pourtant que des efforts ont été faits, avec la création de 7 000 places d’hébergement supplémentaires en 2013. Cette disposition a permis 22 % d’orientations pérennes de plus qu’en décembre 2012.

Des moyens insuffisants

Mais ces moyens supplémentaires sont, pour la Fnars, insuffisants au regard de l’objectif officiel de sortir de la logique de mise à l’abri temporaire et saisonnière (Lire aussi : Éric Pliez : « On ne peut se satisfaire d’hébergements provisoires »). Comme chaque année, quelque 16 000 places de nuit ont été déployées sur le territoire, mais il s’agit essentiellement de solutions provisoires et précaires, trouvées dans des locaux tels que des gymnases. « Actuellement, une personne sur deux qui est accueillie ne l’est que pour un jour, après quoi elle doit retourner à la rue », observe Florent Guéguen, directeur général de la fédération.

Le responsable associatif lance un appel au gouvernement, qui doit tenir vendredi un comité interministériel de lutte contre les exclusions, pour qu’il s’engage à ce qu’aucune personne ne soit remise à la rue jusqu’au printemps, le temps de trouver des solutions durables. Il demande en outre que les personnes sans domicile soient, comme promis, orientées en priorité vers de l’habitat classique plutôt qu’à l’hôtel, dans les zones où de nombreux logements restent vides, comme en Bretagne ou dans la région de Clermont-Ferrand.

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