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Archiprêtré de Phalsbourg  Communauté St Jean Baptiste des Portes d'Alsace

Une campagne pour sensibiliser aux ravages de l'inceste

21 Janvier 2014 , Rédigé par cathophalsbourg.over-blog.com Publié dans #actualités

Une campagne pour sensibiliser aux ravages de l'inceste

LA CROIX du 21 janvier 2014

Le collectif féministe contre le viol lance une campagne de communication sur l’inceste.

L’objectif est double : appeler à une plus grande vigilance dans le repérage des enfants victimes et militer pour l’inscription de l’inceste dans le code pénal.

Avec cet article

Une enquête souligne les souffrances des victimes d'inceste

C’est un clip poignant, déjà visible sur Internet avant d’être diffusé à la télévision, à partir du 28 janvier : on y voit une fillette, apparemment sans problème, dont la voix « off » nous apprend qu’elle « souffre d’insomnies, de cauchemars (…) aura des pensées suicidaires et fera sa première tentative à 12 ans ». Tout cela, poursuit le commentaire « parce qu’elle écoute » son père incestueux, « qui lui dit que c’est normal, que tout le monde fait ça et que les papas ont toujours raison ».

Frapper les esprits

Pour cette campagne de communication, le collectif féministe contre le viol a décidé de frapper fort. D’une part, pour encourager le grand public et les professionnels de l’éducation et de la santé « à être vigilants » et « à repérer les moindres signes de mal-être » d’éventuelles victimes d’inceste (d’après une enquête de 2009, 3 % des Français déclarent avoir été concernés). D’autre part pour pousser les pouvoirs publics à inscrire l’inceste dans le code pénal, en insistant sur le fait qu’un enfant « n’est jamais consentant ».

La loi de 2010 « trop floue »

En 2010, sous l’impulsion de la députée Marie-Louise Fort (UMP, Yonne), une telle initiative avait vu le jour : la loi du 8 février 2010 inscrivait l’inceste contre les mineurs dans le code pénal, disposant que « les viols et agressions sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par un ascendant, un frère, une sœur ou par toute autre personne, y compris s’il s’agit d’un concubin d’un membre de la famille ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ».

Problème : quelques mois plus tard, le Conseil constitutionnel retoquait le texte au motif que la notion de « famille » était trop floue. Depuis lors, l’inceste n’est plus une incrimination spécifique, ce que regrettent les associations. Lorsqu’il y a inceste, la qualification peut être celle du viol (puni de 15 ans de réclusion, voire 20 ans en cas de circonstances aggravantes) ou de l’agression sexuelle (cinq ans de prison).

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