Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Archiprêtré de Phalsbourg  Communauté St Jean Baptiste des Portes d'Alsace

Rencontre d'Assise le 27 octobre 2011

19 Octobre 2011 , Rédigé par LA Croix Publié dans #actualités

 

Article du Journal La croix du 18 octobre 2011

 

 

C’est dès 7 h 30, le jeudi 27 octobre, que débutera la prochaine rencontre interreligieuse pour la paix, voulue par Benoît XVI, sur le thème : « Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix ». Comme la première édition, voulue par Jean-Paul II, 25 ans plus tôt jour pour jour, la rencontre commencera sur les quais de la gare du Vatican, juste derrière la basilique Saint-Pierre.

En l’absence des journalistes, mais en direct à la télévision, les 300 représentants des diverses religions, traditions et sagesses du monde, y compris quatre « représentants » agnostiques et athées, embarqueront, juste avant Benoît XVI, à bord du train spécial qui les conduira à Assise, pour la journée proprement dite.

Les délégués proviendront de plus de 50 pays. À noter la présence de l’Égypte, d’Israël, du Pakistan, de la Jordanie, de l’Iran, de l’Inde, de l’Arabie saoudite, des Philippines. Treize conférences épiscopales catholiques seront représentées. Seront présents 176 représentants de traditions religieuses non chrétiennes et non juives (parmi lesquels 48 musulmans, 67 bouddhistes), et également des représentants des religions traditionnelles africaines, américaines et indiennes.


Quatre « représentants » des athées et agnostiques

Comme en 1986, le petit-fils du mahatma Gandhi, Rajhmoon Gandhi, sera présent au titre de l’hindouisme, accompagné de trois jaïns, cinq sikhs, un bahaï et un zoroastrien. Côté musulman, deux représentants du roi d’Arabie saoudite seront présents. Le dalaï-Lama, indisponible ce jour-là, sera présent par l’entremise de son représentant en Inde. À signaler la présence, venu de Chine populaire, du supérieur du monastère bouddhiste de Shaolin, familier des rencontres interreligieuses.

De l’aveu même du P. Melchor José Sanchez de Toca, responsable du projet au Conseil pontifical pour la culture, les quatre « représentants » des athées et agnostiques « n’ont pas été faciles à trouver » : « Ils sont issus exclusivement du monde occidental. Et, de fait, ne représentent qu’eux-mêmes ».

Ils seront quatre, à commencer par Julia Kristeva, qui prendra la parole devant le pape. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, cette intellectuelle française, épouse de Philippe Sollers, a collaboré avec Michel Foucault, Roland Barthès, Jacques Derrida. Le professeur Remo Bodei enseigne à l’université de Pise (Italie) et à UCLA (Los Angeles, États-Unis). Le professeur Guillermo Hurtado est un philosophe mexicain. Et le professeur Walter Baier, membre du parti communiste autrichien, est économiste.



Pas de prière commune, publique ou privée

En route pour la cité franciscaine, le convoi marquera trois étapes (à Terni, Spolète et Foligno) pour associer à la démarche les diocèses traversés. L’arrivée à Assise est prévue à 9 h 45. Les délégations se rendront d’abord à la basilique Sainte-Marie des Anges, où Benoît XVI accueillera les participants. Prendra alors la parole le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix. Il sera suivi du patriarche œcuménique Bartholomeos de Constantinople, du Dr Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, du primat du diocèse arménien en France, Norvan Zakarian, du secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), Olav Fykse Tveit.

Puis, après une pause musicale, prendront la parole le rabbin David Rosen, du grand rabbinat d’Israël et le porte-parole de la religion africaine Yoruba, Wande Abimbola. Enfin, Acharya Shri Shrivatsa Goswami, pour l’hindouisme, et le vénérable Ja-Seung, représentant du bouddhisme coréen, s’exprimeront. Et enfin, juste avant l’intervention de Benoît XVI, la Française Julia Kristeva prendra la parole, au nom des agnostiques qui ont souhaité s’associer à cette démarche.

L’ensemble des participants gagneront alors le couvent de la Portioncule, où ils partageront un repas sobre et frugal, adapté aux critères alimentaires de chacun. Ensuite, chacun se retirera dans une pièce qui lui sera attribuée, jusqu’à 15 h 30, pour une prière ou une réflexion personnelle, selon son identité propre, en faveur de la paix. Il n’y aura donc pas de prière commune, publique ou privée. Sera ainsi prise en compte le soupçon de syncrétisme, porté sur ces rencontres par leurs opposants depuis leurs origines. Benoît XVI y a veillé personnellement.


Liturgie de la Parole la veille la place Saint-Pierre

À l’issue de ce temps de silence, les délégations, accompagnées de plusieurs centaines de jeunes Italiens, se rendront à la place Saint-François, là où s’étaient déroulées les précédentes rencontres. Benoît XVI et les chefs de délégation accompliront ce pèlerinage à pied.

À 16 h 30, le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, saluera l’assemblée. Ensuite, chaque délégation sera invitée à renouveler son engagement pour la paix. Et Benoît XVI conclura par un simple mot final. Chaque délégation allumera alors une lumière pour la paix, et échangera un signe de paix, tandis que le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, s’adressera à l’assemblée.

Vers 18 h 00, Benoît XVI et les chefs de délégation se rendront ensemble à la tombe de saint François, dans la crypte de la basilique Saint-François. À 19 h 00, le train s’ébranlera de la gare d’Assise pour arriver à la gare du Vatican à 20 h 30.

Côté catholique, la rencontre aura été précédée, dès le mercredi 26 octobre à 10 h 30, d’une liturgie de la Parole présidée par Benoît XVI sur la place Saint-Pierre.

L’ensemble sera visible à la télévision, notamment à partir du site d’actualités du Vatican ( www.news.va)


Frédéric Mounier, à Rome

Partager cet article

Repost 0