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Archiprêtré de Phalsbourg  Communauté St Jean Baptiste des Portes d'Alsace

2.4 Porter la communion aux malades

18 Octobre 2011 , Rédigé par cathophalsbourg.over-blog.com Publié dans #Porter la communion aux malades

Porter la communion aux malades

 

Porter la communion à un malade est un geste de foi et d’amour fraternel pour un frère ou une sœur incapable de se déplacer. Bien des personnes âgées ou malades ne sont plus à même de se rendre à l’église. Le curé ne peut plus être partout. Il est souhaitable que des amis prennent l’initiative de cette démarche de véritable amitié chrétienne.

Si vous ne connaissez personne pour assurer ce service sur notre communauté de paroisses, vous pouvez aussi demander à Monsieur Laurent SIMON: 03 87 24 27 98. Contactez-le et il vous indiquera ses possibilités pour venir vous voir, ou celles d'une des personnes qui composent l'équipe S.E.M. : Père Patrick FREY (coordinateur), Marie-Thérèse WEISMEYER, Soeur Françoise, Marie-Lène KUBLER.

 

La prière de la Communauté, l'Eucharistie célébrée en communion les uns avec les autres, est cette Nourriture spirituelle de chaque jour que nous portons à nos frères qui sont en souffrance, et qui sont eux aussi en communion avec nous, grâce à l'Eucharistie. Jésus est bien notre lien.

 

Il faut cependant être attentif à bien rendre ce service.

 

Concrètement, on peut porter la communion à l’heure qui convient le mieux au malade, le jour où est célébrée la messe. On recevra toujours l'Eucharistie (l'hostie) au cours de cette messe. Il n'est pas permis de conserver l'Eucharistie chez soi plus d'une journée. Au moment de la communion, on se présente au prêtre pour recevoir cette mission, avec une custode ouverte. La custode est une petite boîte digne prévue à cet effet. L’Eucharistie sera toujours reçue et portée dignement dans une custode (que l’on peut se procurer dans les magasins d’art religieux, à Bonne Fontaine par exemple). On se gardera de présenter un mouchoir ou de mettre l'Eucharistie dans la poche de son veston. L'Eucharistie est le Corps du Christ. Il faut l'entourer avec beaucoup de soin, de foi et d'amour.  

 

Près du malade, on veillera à disposer une table recouverte d’une nappe avec, si possible, des fleurs, un cierge et ce qui peut donner un air de fête, de joie, de beauté. Recevoir l'Eucharistie est une fête.

 

Ensuite il convient de prier avec le malade.

 

On pourra s'aider des propositions liturgiques ci-dessous:

 

PROPOSITION 1:

 

Entrée en célébration

 

    On salue le malade et les personnes qui l’entourent.

On peut aussi user d’une formule liturgique :

Que la grâce et la paix de Jésus emplissent

cette maison (cette chambre) et ceux qui l’habitent.

On dispose sur la table le pain de vie et on se

tient en silence quelques instants en signe d’adoration.

S’il y a de l’eau bénite, on peut signer le malade sur le front.

Pour la préparation pénitentielle, on emploie cette formule :

Je confesse à Dieu tout-puissant, mon Père,

je reconnais devant mes frères que j’ai péché en

pensées, en paroles, par action et par omission.

Oui, j’ai vraiment péché, c’est pourquoi je supplie

la Vierge Marie, les anges et tous les saints,

et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le

Seigneur notre Dieu.

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde,

qu’il nous pardonne nos péchés et nous

conduise à la vie éternelle. Amen.

 

La Parole de Dieu

 

    Selon l’état de fatigue, on peut choisir un texte plus ou moins long. Voici 1 Jean 4, 16 :

 ET NOUS, nous savons et nous croyons que l’amour de Dieu vit au milieu de nous. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui.

 

    Quelques mots d’explication peuvent éclairer ce texte, puis un temps de silence est souvent le bienvenu. On peut terminer cette lecture

par une prière :

 

    Seigneur Jésus, tu as dit toi-même : « Je ne suis pas venu pour les justes et les gens bien portants, mais pour les pécheurs et les malades », viens donc visiter notre frère (sœur) malade (âgée, infirme) qui a désiré te recevoir. Viens le soutenir de ta force et le remplir de la joie de ta présence. Si tu le veux, rends-lui le pouvoir de te servir et de te louer par une vie plus normale.

    Nous te le demandons avec ta maman, qui est aussi la nôtre, la Vierge Marie. Amen.

 

La Communion

 

    Il est bon de prier ensemble et lentement le Notre Père et de se donner un signe de paix et d’amitié. Puis en montrant l’hostie, on dit :

Tu es invité au repas du Seigneur Jésus, voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

    Le communiant dit alors :

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri.

    Le visiteur s’approche du malade et dit :

Le Corps du Christ.

R/ Amen.

 

    Un moment de silence aide à la prière personnelle. Selon l’état du malade ou de la personne, on peut l’aider à prier :

Seigneur, merci d’être venu jusqu’à moi pour me rendre un peu de ta force, de ta paix, de ta joie. Je voudrais te confier :

- les membres de ma famille, en particulier…

- je te confie aussi mon médecin et ceux et celles qui me soignent habituellement…

- je te confie les malades à l’abandon : ici, près de nous, et dans les pays les plus pauvres…

- je te confie aussi ceux et celles qui n’ont pas le soutien de la foi et n’espèrent pas dans une autre vie.

 

Conclusion

 

    On peut lire lentement cette prière :

 

Souvenez-vous,

ô très miséricordieuse Vierge Marie,

qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun

de ceux qui ont eu recours à vous,

imploré votre protection

ou réclamé votre secours,

ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance,

ô Vierge des vierges, ô ma Mère,

je cours, je viens à vous et,

gémissant sous le poids de mes péchés,

je me prosterne à vos pieds.

Ô mère du Verbe incarné,

ne rejetez pas mes humbles prières,

mais écoutez-les favorablement

et daignez les exaucer.

Amen.

 

Proposition 2

 

 

Entrée en célébration

 

    Le « serviteur de la communion » salue les

personnes présentes. Une formule liturgique

peut aussi être prononcée.

Que la puissance de vie de Jésus ressuscité

emplisse cette maison et ceux qui l’habitent.

Après avoir déposé le Corps du Christ sur la

table, on se recueille en silence en signe de

vénération.

Éventuellement, on peut bénir le malade avec

l’eau bénite qui aurait été placée sur la table.

 

Vient alors la préparation pénitentielle :

Seigneur Jésus, par ton mystère pascal tu nous as acquis le salut, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

Ô Christ, tu ne cesses de renouveler au milieu de nous les merveilles de ta passion, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

Seigneur, par la Communion à ton Corps, tu nous fais participer au sacrifice de Pâques, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

 

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde,

qu’il nous pardonne nos péchés et nous

conduise à la vie sans fin. Amen.

C’est avec une grande joie et beaucoup de

confiance que nous t’accueillons, Seigneur Jésus.

Viens donc et continue à faire en nous ce

que tu faisais lors de ta vie en Palestine, nous

t’en prions humblement.

 

 

La Parole de Dieu

 

Si on ne prend pas l’évangile du jour, on peut lire :

    APRÈS avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le

monde ait la vie » (Jn 6, 51).

 

    Quelques mots peuvent éclairer ce passage où Jésus parle de la vie sans fin, qu’il donne par ce pain.

   

Une prière peut terminer cette lecture :

 

    Seigneur Jésus, au moment où la vie de mon corps diminue et s’affaiblit, tu me promets ton amitié et tu me donnes ta vie. Ouvre les yeux de mon cœur pour que je cherche la vraie vie, celle qui n’aura jamais de fin.

 

La Communion

 

C’est le moment de prier ensemble et très lentement le Notre Père, puis de se donner un signe de paix et d’amitié.

 

On dira :

 

Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

R/ Seigneur Jésus, je ne suis pas digne de te recevoir, dis seulement une parole et

je serai guéri.

Le visiteur présente le Corps du Christ et dit :

Le corps du Christ.

R/ Amen.

 

Quelques instants de silence favorisent la prière personnelle.

On peut aussi aider le malade par ces quelques paroles :

 

    Seigneur Jésus, merci d’être venu à moi. Tu sais que je ne suis plus guère capable d’aller à toi. Mais mon cœur a toujours soif de toi. Fais de moi ce que tu veux. Si tu me demandes de porter ta croix avec toi, viens m’en donner la force et le courage.

    Je te confie aussi ceux et celles qui m’entourent, surtout les plus jeunes qui ne te connaissent pas beaucoup et ne t’aiment pas assez. N’oublie pas les autres malades qui sont seuls ou n’ont plus la foi. Vierge Marie, reste au milieu de nous.

 

Conclusion

 

Prière du malade :

 

Seigneur, Dieu et Père,

à l’heure où je me trouve dans l’épreuve,

je me remets entièrement à toi :

dans ta main,

je suis en parfaite sécurité,

car c’est toi qui me donnes courage,

confiance et sérénité.

Conduis toi-même la main du médecin

et assiste ses aides dans leur travail :

bénis leur dévouement et leur peine.

Je te confie, enfin,

ceux qui me sont chers :

prends-les sous ta protection

et dissipe leur angoisse.

 

 

Proposition 3

 

Entrée en célébration

 

    On salue le malade et les personnes présentes.

On peut simplement prononcer alors ces

paroles :

    Que la paix et la vie de Jésus ressuscité viennent

habiter chacun de nos esprits, et habiter

aussi nos corps.

    On dépose alors sur la table le Corps du

Christ et on garde le silence pendant quelques

instants en signe de respect.

    Si de l’eau bénite a été préparée, on peut en

bénir le malade.

 

    Comme préparation pénitentielle, on peut employer ces paroles :

    Père, j’ai péché contre toi, c’est ton amour qui m’inspire le repentir de mes fautes. Par la mort et la résurrection de ton Fils, délivre-moi de mes péchés. Par la force de ton Esprit Saint, aide-moi à vivre dans l’amour et la patience. Dans cette condition d’enfant pauvre, je désire vivre et un jour mourir. Amen.

 

La Parole de Dieu

 

    On peut lire l’évangile ou l’épître du jour. Sinon voici un texte qui peut aider, Jean 6, 54-58 :

    JÉSUS nous dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi, je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

    On peut relire telle ou telle parole de Jésus qui frappe davantage et la laisser descendre dans le cœur.

 

    Après la lecture, une brève prière peut être prononcée :

 

    Seigneur Jésus, ton corps est une vraie nourriture qui donne la vraie vie. Viens et demeure en moi, reste avec moi jusqu’à la rencontre définitive dans la maison de ton Père. Merci pour ces paroles qui refont mon cœur et mon esprit.

 

La Communion

 

    On récite alors très lentement le Notre Père. Puis, on se donne un signe d’amitié et de paix. On dit alors :

 

    Heureux ceux que le Seigneur invite à sa table.

 

    Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

    R/ Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres chez moi, dis seulement une parole et je serai guéri.

 

    Le visiteur présente l’hostie et dit :

    Le Corps du Christ.

    R/ Amen.

 

    On reste quelques instants en silence pour aider la prière personnelle. On peut aussi aider le malade en lisant lentement ce qui suit :

 

    Seigneur Jésus tu viens de me dire :

« Celui qui me mangera vivra par moi. »

Viens donc vivre en moi de ta vie.

La mienne, celle de mon corps, tire à sa fin.

Alors, toi Jésus, installe-toi chez moi.

Ne me quitte pas.

Remplis-moi de ta vie, de ta lumière, de ton amour.

Merci Jésus !

 

Conclusion

 

On peut lire ensemble cette prière de   Charles de Foucauld

 

On termine par une prière à la Vierge Marie.

 

Proposition 4

 

Début de la célébration

 

En entrant dans la chambre du malade, on

salue chacune des personnes présentes. On

peut aussi prononcer ces quelques mots :

Que Jésus ressuscité et vivant dans cette

hostie vous remplisse de paix, de joie et de courage.

Amen.

 

On dépose le Corps du Christ sur la table. On

se tait quelques instants en signe de vénération.

 

Si de l’eau bénite est préparée, on peut en

répandre quelques gouttes sur le front du malade

en le bénissant.

 

Vient alors la préparation à la Communion :

Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour guérir et sauver les hommes, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

Ô Christ venu dans le monde effacer tous les péchés, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

Seigneur, élevé dans la gloire du Père où tu intercèdes pour nous, prends pitié de nous.

R/ Prends pitié de nous.

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde ; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

R/ Amen.

 

La Parole de Dieu

 

Voici un pas sage de la première lettre de saint Jean (1 Jn 4, 18) :

 

Il n'y a pas de crainte dans l’amour ; mais le parfait amour jette dehors la crainte, car la crainte implique une punition ; celui qui a peur n’est pas accompli dans l’amour.

 

    Il est bon de redire combien Jésus désire

chasser la peur de nos cœurs. Celui qui aime

vraiment ne craint pas. Mes péchés, il les a pris

sur lui et nous a tout pardonné.

 

À la fin de ces paroles, on peut prier aussi :

 

    Seigneur, il m’arrive encore d’avoir peur de

toi, à cause des péchés de ma vie passée. Chaque

fois que tu es revenu au milieu des apôtres, tu

leur as dit : « La paix soit avec vous. »

Redis-moi aussi au fond du cœur : « La paix,

ma paix reste avec toi, je suis avec toi à chaque

instant. Un jour tu me verras face à face et tu

sauras combien tu as du prix à mes yeux. »

Merci, Seigneur !

 

La Communion

 

Ensemble, on dit lentement un Notre Père, puis on se donne un signe de paix et d’amitié.

En montrant l’hostie on dit :

Le Seigneur t’invite à son repas. Voici l’Agneau de Dieu qui enlève tous les péchés.

R/ Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri.

Voici le corps du Christ.

R/ Amen.

 

Pendant quelques instants, on reste en silence pour une prière personnelle. On peut aussi aider le malade en priant:

 

    Seigneur, aide-moi à t’accueillir comme le faisaient Lazare, Marthe et Marie, en toute simplicité et avec grand respect. Ta présence en moi verse en mon cœur une grande paix, une grande joie. Ne me quitte pas car seul(e) je retombe bien vite dans la tristesse et la peur de mourir. Bénis ceux et celles qui m’entourent de

tellement d’affection…

 

Conclusion

 

On dit lentement un Je vous salue Marie.

 

Puis on peut lire cette prière de l’ Anima Christi.

 

Un chant peut aussi trouver place ici.

 

Autres textes:

 

voir ce site: http://users.skynet.be/ap.priere/portercommunionmalades.htm

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